Un pouvoir d'achat en berne pour les salariés de Casino, malgré des résultats en nette hausse
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Avec un chiffre d'affaires en hausse de 22% (42 milliards d'euros) et un résultat qui dépasse désormais le milliard d'euros (+84%), le Groupe CASINO conforte ses objectifs économiques et confirme sa place dans le cercle restreint des grands distributeurs internationaux.
Au regard de ces chiffres qui donnent le tournis, les 80 000 salariés en France ont légitimement envisagé qu'une partie des richesses créées leur serait redistribuée dans le cadre des négociations salariales.
Mais au lieu d'obtenir des mesures fortes d'une politique salariale ambitieuse, ils n'ont eu droit qu'à 1,5% d'augmentation pour toute récompense. Une aumône !
En revanche, au nom de la rentabilité, dans un contexte conjoncturel soidisant difficile, CASINO a décrété l'état d'urgence en réduisant de manière drastique les effectifs de tous ses établissements. Décision a été prise de se séparer de tout le personnel sous contrat (CDD, intérim), et de refuser toute embauche compensant les départs définitifs (démissions, licenciements, départs à la retraite).
Cette nouvelle orientation mise en place récemment engendre des conséquences néfastes sur les conditions de travail du personnel en activité et détériore le service rendu à la clientèle.
On ne peut admettre qu'un Groupe d'une envergure mondiale, bénéficiant de millions d'euros d'allégements et d'exonérations de cotisations sociales puisse se débarrasser sans vergogne de milliers de salariés dans une période où le nombre de personnes privés d'emploi n'a de cesse d'augmenter. Pourtant, l'emploi qui est devenu un enjeu national devrait être au cœur des préoccupations de chaque entreprise y compris la nôtre.
Force est de constater, que c'est loin d'être le cas et que dire de la nouvelle mesure gouvernementale qui consiste à accorder sans aucune contrepartie un crédit d'impôt dit compétitivité emploi (CICE).
Grace à cette aubaine financière, calculée sur l'ensemble des rémunérations versées aux salariés qui n'excèdent pas 2,5 fois le SMIC, CASINO va bénéficier d'une ristourne estimée à 60 millions d'euros pour l'année 2013 et 80 millions d'euros pour 2014. Nos impôts ne doivent servir à l'enrichissement des actionnaires.
Les salariés sont en droit d'exiger une réelle répartition de richesses, les moyens existent pour répondre à leurs besoins. La CGT propose d'inverser les choix économiques que casino nous impose.
Le temps n'est plus au constat mais à l'action collective pour obtenir réponse à nos légitimes revendications. Ensemble, agissons pour notre pouvoir d'achat.
C'est pour cela que la CGT Casino appelle les élus CGT à venir exprimer leurs mécontentements lors l'assemblée des actionnaires qui a lieu le 22 avril 2013 à 10 Heures au palais Brongniart – place de la bourse à paris (75002). La CGT Casino exige une répartition plus juste de cette richesse créée grâce aux 80 000 salariés du groupe Casino. Pour les syndicats CGT CASINO :
Frédéric BONNARD - DSC CGT CASINO : 06/74/41/79/51
Michel CALICAT - DSC ADJOINT CGT CASINO : 06/83/39/97/28
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