Tous dans l'action le 1er mai
/http%3A%2F%2Fwww.commerce.cgt.fr%2Flocal%2Fcache-vignettes%2FL115xH129%2Fsiteon0-7d4e7.gif)
Tous dans l'action le 1er mai - Fédération CGT du Commerce et des Services
La France est dans une situation sociale d'une extrême gravité. Le risque d'implosion sociale est bien réel face au mécontentement qui s'amplifie. Dans nos professions du commerce et des services, la précarité existe depuis de nombreuses années, et il faudrait encore « trinquer » pour satisfaire l'appétit du patronat par le biais d'une politique d'austérité mise en œuvre par le gouvernement et favorisant les vœux de la finance et du capital. Depuis 30 ans, tous les gouvernements sont intervenus à travers diverses formes d'aides publiques aux entreprises, mais ces aides n'ont eu aucun effet, ni sur l'emploi, ni sur la croissance. Les aides fiscales, les allègements et exonérations de cotisations sociales atteignent les 170 milliards d'euros par année plombant ainsi les caisses de la sécurité sociale. Ces mesures n'ont qu'un seul effet, permettre de gonfler les dividendes des actionnaires au détriment du pouvoir d'achat des salariés et de leurs garanties sociales. Les annonces de plans sociaux et de suppressions de postes se succèdent dans les entreprises de nos professions, augmentant le nombre de demandeurs d'emplois et plongeant des milliers de salariés dans la précarité. Le chômage progresse en France et atteint 10,6% de la population active. C'est inacceptable. Le pouvoir d'achat est en berne et baisse de 0,4% en 2012, une première en France depuis 30 ans, alors que le coût de la vie augmente sans cesse. Alors que les affaires encombrent le champ médiatique et polluent l'atmosphère de millions de citoyens, le gouvernement vient d'accorder plus de sécurité au MEDEF et au grand capital. Peu d'échos et d'articles de presse pour parler de l'accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013 sur la flexibilité des salariés, transposé en loi, voté et adopté en première lecture par les députés le 9 avril 2013. Il faudrait cautionner l'idée de donner plus de pouvoir au patronat pour nous licencier et nous mettre dans une situation de fragilité et de soumission face à l'employeur. C'est ce que l'accord du 11 janvier 2013 va occasionner pour le monde du travail si nous ne réagissons pas. Le MEDEF peut donc être satisfait puisqu'il a trouvé des alliés chez les trois organisations syndicales complaisantes et signataires de l'ANI ainsi que du gouvernement qui retranscrit fidèlement la casse de nos garanties collectives, la flexibilité pour les salariés, et la remise en cause du code du travail. Il y a donc urgence sociale, urgence à agir et urgence à se faire entendre ! Pour casser cette logique de régression sociale, l'heure n'est plus aux constats, mais bien à l'action pour combattre cette austérité et cette flexibilité que veulent nous imposer gouvernement et patronat. Pour briser cette logique d'accroissement du capital et des dividendes des actionnaires, ce n'est pas le coût du travail qu'il faut réduire, ce ne sont pas les cadeaux fiscaux qu'il faut accorder, ce n'est pas plus de précarité pour les salariés qu'il faut, mais bien le coût du capital qu'il faut combattre. Déjà dans plusieurs entreprises du commerce et des services, comme chez Sodexo ou chez ICTS, Casino, les salariés se mobilisent pour exiger un autre contenu social et des salaires décents. Il nous faut intervenir dans le débat pour imposer nos choix d'une véritable sécurité sociale professionnelle, la création d'emplois, l'augmentation des salaires pour vivre et travailler dignement. Nous n'avons plus le choix. Maintenant il n'est plus question d'être spectateur mais acteur de notre avenir pour exiger le retrait de cette loi indigne et l'exigence d'une politique de garanties collectives protégeant les salariés. La fédération appelle l'ensemble des élus, mandatés et syndiqués CGT à agir et à mobiliser les salariés le 1er mai 2013 dans l'unité pour faire grandir nos revendications en participant aux rassemblements dans chaque département. Rien n'est fini… tout commence !
La crise c'est eux, la solution c'est nous ! Version PDF
Tous dans l'action le 1er mai
/image%2F0326925%2F20150105%2Fob_39bd52_logo-cgt.png)

