L'avenir de Fraisnor se décide au tribunal de commerce
L'avenir de Fraisnor se décide au tribunal de commerce - La cgt
C'est l'angoisse qui domine chez les 110 salariés de Fraisnor à Feuchy (Pas-de-Calais), l'entreprise spécialisée dans la fabrication de lasagnes fraîches vendues dans toutes les grandes et moyennes surfaces françaises, sous marque distributeur. L'usine est à l'arrêt depuis le 2 mai et c'est ce mercredi que le tribunal de Commerce d'Arras pourrait prononcer la liquidation judiciaire.
Fraisnor a été placé en redressement judiciaire le 6 mars avec une période d'observation de deux mois. "L'administrateur a demandé la liquidation judiciaire. On est un peu en colère contre lui, il ne soutient même pas le plan de l'employeur", proteste Christian Delépine, représentant CGT. Les salariés veulent y croire, d'autant que la communauté urbaine d'Arras a voté le rachat des bâtiments de Fraisnor pour 2,5 millions d'euros, pour sauvegarder l'emploi et apporter de la trésorerie à l'entreprise, a déjà versé 300.000 euros. Aujourd'hui, la collectivité craint qu'il n'y ait pas de continuation de l'activité et se refuse à financer un plan de licenciement. Dans un communiqué, la CGT de Fraisnor indique qu'un de ses délégués syndicaux, Olivier Renaut, "a décidé d'entamer une grève de la faim depuis (lundi) pour contraindre les pouvoirs publics et l'employeur à prendre leurs responsabilités, mettre en œuvre les engagements pris et tous les leviers financiers possibles pour permettre la continuation de l'activité de l'entreprise et l'emploi".
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