Communiqué commun UD CGT (dpt 13), UL CGT Vitrolles, Fédération Commerce : ICTS, UN ÉTAT DE SIÈGE SCANDALEUX
/http%3A%2F%2Fwww.commerce.cgt.fr%2Flocal%2Fcache-vignettes%2FL115xH129%2Fsiteon0-7d4e7.gif)
Des faits très graves se déroulent dans la société ICTS après un mouvement de grève soumis à la Loi DIARD sur le site de l'aéroport de Marseille-Provence.
La reprise du travail qui a maintenant eu lieu presque totalement, malgré une rupture frontale adoptée par l'employeur en inventant des procédures qui vont au-delà des dispositions de la Loi DIARD, et mises en scène tendant à assimiler les ex-grévistes à des délinquants potentiels.
Dans le cadre du travail : Séparation complète des ex-grévistes affectés dans un hall, et des autres salariés dans un autre hall, maintenus sans aucun contact, et sans tenir aucun compte des nécessités du service.
L'argent public est mis au service exclusif d'un patronat des plus réactionnaires. Les 12 non grévistes d'ICTS Marseille sur 400 salariés, et les quelques dizaines de parisiens venus remplacer les grévistes sont placés sous haute protection policière : ils sont exclusivement affectés en zone réservée, où ils ont une salle de repos aménagée, et ne la quittent que sous la protection de la police dans un bus réservé pour rejoindre l'hôtel où sont hébergés les parisiens, et les 12 autres sont accompagnés sous escorte pour rejoindre un parking spécialement ouvert pour eux à l'écart des autres salariés. La direction et la Police empêchent tout contact des salariés non-grévistes avec représentants du Personnel et leurs élus.
Au regard des compétences territoriales sur l'aéroport, il y a donc successivement intervention de la police de l'air, puis des gendarmes et protection par des CRS postés en permanence ! Incitations de l'employeur auprès des non grévistes à porter plainte pour faux (les 12 qui s'étaient rétractés après avoir déclaré leur intention de faire grève). De même lorsque les ex-grévistes vont saluer ou discuter avec leurs collègues d'ici qui n'ont pas fait grève. Menaces de « têtes qui vont tomber parmi les grévistes », et diverses mesures de rétorsion au motif oralement avancé : « vous aviez qu'à ne pas faire grève ». L'histoire nous rappelle avec ironie qu'en décembre 2011, l'actuel premier ministre, Jean-Marc AYRAULT avait pris position contre le précédent Gouvernement qui avait également envoyé les forces publiques pour remplacer les salariés de la Sûreté aéroportuaire alors en grève. Aujourd'hui nous voyons bien que les entraves au droit de grève sont toujours soutenues par la politique gouvernementale au service du patronat. Contacts Presse
ICTS - Valérie MORDEHAI : 06 03 19 14 63
UD 13 et UL - Edmond MAUDUY : 06 33 27 91 24
Fédération CGT du Commerce - Michèle CHAY : 06 20 84 18 47
/image%2F0326925%2F20150105%2Fob_39bd52_logo-cgt.png)

